économie d'énergie
Le blog de l'habitat au confort durable
Energie = Economies ?
Copenhague : les négociations sont au point mort
copenhagueLe sommet de l’ONU du mardi 22 septembre réunissant les chefs d’Etat membres s’est soldé par un échec. Bien que le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a déclaré être convaincu qu'un « accord équitable, efficace et ambitieux est possible », aucun engagement chiffré n’a été convenu.

Barack Obama, qui s’est dit « déterminé » à agir contre le réchauffement climatique, s’est cependant abstenu de se fixer un objectif de réduction autre que celui déjà connu, qui est de ramener d'ici à 2020 les émissions américaines de gaz à effet de serre à leur niveau de 1990. Nous sommes donc bien loin des 30 % de réduction avancés par l’Europe, ou des 25 % auxquels s’est engagé le Japon.

Le président chinois Hu Jintao a quant à lui annoncé que son pays allait « accroître la part des énergies non fossiles dans la consommation du pays à environ 15 % d'ici à 2020 » Néanmoins, la Chine s’est elle aussi refusée à s’engager sur un objectif chiffré de réduction des gaz à effet de serre.

Difficile donc d’imaginer une issue positive au sommet de Copenhague tant que les deux plus gros pollueurs du monde, à savoir la Chine et les Etats-Unis, ne se donnent  pas les moyens d’agir véritablement.

L’autre point de blocage réside dans l’implication des pays émergents et en développement. Les conclusions du Groupe d’Experts Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat (GIEC) sont sans équivoque : les efforts doivent être partagés. Pour contenir le réchauffement climatique en deçà des 2°C, ce qui permettrait d’éviter une série d’évènements climatiques catastrophiques, les pays riches devront réduire leurs émissions de 80% en 2050 par rapport à 1990. Les pays en développement, quant à eux, devront collectivement réduire leurs émissions de 50%. Mais les conflits d’intérêt Nord-Sud bloquent toute avancée constructive. Les pays émergents se disent prêt à entreprendre des actions de limitation de leurs émissions, mais à condition que les pays industrialisés leur apportent un transfert de technologie et d’importants soutiens financiers. De leur côté, les pays riches rechignent à mettre l’argent sur la table. Enfin, les pays en développement déclarent ne pas être responsables du réchauffement climatique, tout en s’estimant les plus exposés à ses conséquences.

Les chefs d’Etat doivent se réunir à nouveau en novembre prochain pour une dernière concertation avant le sommet de Copenhague. En attendant, les négociations sont dans une impasse.

Pensez-vous que le prochain rendez-vous permettra de nouvelles avancées? 

Votre avis nous intéresse !

L’Equipe Economie d’Energie.

Grenelle2: le bâtiment et l’urbanisme en examen
dossier pratique 80x60Depuis mardi 15 septembre, le projet de loi est entre les mains des sénateurs. La première semaine de discussion a porté sur le chapitre « bâtiment et urbanisme ».  Des modifications ont déjà été apportées.

Les collectivités ne pourront finalement pas bénéficier de l’éco-prêt à taux zéro, qui reste réservé aux particuliers. Un nouvel article indique néanmoins qu’elles auront la possibilité de « bénéficier d’une enveloppe de prêts à taux privilégié ».

Autre suppression : l’amendement permettant aux propriétaires ayant réalisé des travaux d’amélioration dans leur logement de majorer le loyer. Cette mesure a été considérée par les sénateurs comme contraire au dispositif de partage des gains issus de l’amélioration énergétique des logements.

Les bâtiments équipés d’une installation collective de chauffage et/ou de refroidissement auront par ailleurs l’obligation de réaliser un diagnostic de performance énergétique (DPE). Les collectivités devront être informées des résultats du DPE.

Côté urbanisme, l’Avis Conforme des Architectes de France pour les permis de construire en zone protégée a fait l’objet de vifs débats. Alors qu’il avait été supprimé en juillet dernier lors de l’examen de la loi « Grenelle I », il a été rétablit. Il reviendra au préfet de trancher en cas de désaccord entre l’ABF et l’autorité administrative.

Le 28 juin prochain, les sénateurs entameront l’examen des chapitres dédiés au transport, à l’énergie et au climat.

Que pensez-vous de ces nouvelles mesures ? Auront-elles une incidence pour vous ?

Exprimez-vous sur notre blog.

L’Equipe Economie d’Energie

Une semaine décisive en vue du sommet de Copenhague
al gore 01Les Chefs d'Etats des pays de l'Organisation des nations unies (ONU) se sont donnés rendez-vous cette semaine pour débattre des solutions de lutte contre le changement climatique. Ils doivent se réunir demain, mardi 22 septembre à  New York lors du sommet sur le climat, puis à  Pittsburgh jeudi 24 et vendredi 25 lors de sommet du G20.

A trois mois de la Conférence de l'ONU sur le climat qui se tiendra à  Copenhague, la question sur le climat divise. Pays développés et pays en développement sont en constant désaccord, A  tel point que de nombreux responsables sont pessimistes quant à  l'issue de Copenhague, qui doit déboucher sur un nouvel accord pour remplacer le protocole de Kyoto.

Le premier ministre suédois en charge de la présidence de l'Union Européenne a déclaré jeudi 17 septembre que « les négociations internationales sur le climat avancent à un rythme beaucoup trop lent. Nous devons arrêter de faire du cinéma et commencer à agir ». Todd Stern, commissaire américain sur le climat reconnaît lui aussi que « les négociations officielles de l'ONU sont difficiles». Le ministre britannique des affaires étrangères, David Miliband, évoque même « un danger réel d'echec».

Cette semaine de négociation est donc cruciale, et permettra de mesurer les efforts qui pourront être consentis par les pays.

Et vous, croyez vous qu'un consensus entre pays est possible ? Votre avis nous intéresse.

L'Equipe Economie d'Energie

Le Grenelle de retour au parlement
grenelle environnementAprès l’adoption du Grenelle 1 le 23 juillet dernier, c’est au tour du Grenelle 2 d’entamer son marathon législatif. Les sénateurs ont commencé l’examen du texte hier, mardi 15 septembre. Les débats sont organisés selon la procédure d’urgence parlementaire, ce qui signifie que le sénat et l’assemblée nationale n’examineront le texte qu’une seule fois.

Le projet de loi compte 102 articles regroupés en six grands chapitres (bâtiment et urbanisme, transports, énergie, biodiversité, risques, santé, déchets et gouvernance).

Parmi les principales mesures proposées, on peut noter côté transport la mise en place d’une taxe sur les plus-values immobilières dues à la création d’une infrastructure de transport collectif. Toutefois, la région francilienne ne sera pas concernée par ce dispositif.

Sur le volet bâtiment, un amendement prévoit de rendre obligatoire l’affichage des performances énergétiques des logements dans les annonces immobilières. Par ailleurs, les propriétaires qui engageront des travaux de rénovation permettant au locataire de réaliser des économies pourront augmenter le loyer à hauteur de 50% de la réduction des charges mensuelles.

Les énergies renouvelables ne sont pas en reste avec l’introduction d’un nouvel article maintenant à 40% le crédit d’impôt pour les chaudières à bois. Il aurait dû passer à 25% l’an prochain. Le texte prévoit également l’obligation pour les collectivités de plus de 50 000 habitants et les entreprises de plus de 500 salariés d’inclure dans leur bilan carbone une synthèse des actions envisagées pour réduire leurs émissions de gaz à effet de serre.

Les débats promettent d’être plus animés que ceux du Grenelle 1. Car si ce dernier avait fait une quasi-unanimité au sein de la majorité comme de l’opposition, ce n’est pas le cas du texte de loi Grenelle 2, qui doit proposer des mesures concrètes d’application, et demande donc plus de détails. Le PS juge le projet de loi insuffisamment ambitieux, et a déjà annoncé son intention de voter conte le texte.

Et vous, que pensez-vous de ce texte applicatif ? Craignez-vous des mesures trop insuffisantes ?

Votre avis nous intéresse.

L’Equipe Economie d’Energie

Taxe carbone : le consensus n’est toujours pas au rendez-vous
Aides disponiblesLe débat fait toujours rage autour de la Contribution Climat-Energie (CEE). La polémique est présente aussi bien au sein de la majorité que dans l’opposition. De nombreux points de discordance compliquent sa mise en œuvre, à commencer par le montant de la taxe.

« Il faut arrêter un juste équilibre entre 14 euros et 32 euros et arrêter les modalités de redistribution juste et efficace », a déclaré Frédéric Lefebvre, porte parole de l’UMP. Difficile en effet, de trouver un juste milieu entre une taxe suffisamment élevé pour être efficace, mais qui ne plombe le pouvoir d’achat des ménages les plus modestes.

Autre sujet de discorde : la redistribution de la taxe : pour le moment, rien n’est arrêté. Frédéric Lefebvre a cependant estimé qu’« il faut que les Français les plus faibles et qui n'ont pas le choix de leurs transports ne soient pas pénalisés ». Reste à voir ce qu’il leur sera proposé.

Enfin, l’impopularité de la taxe ne simplifie pas le débat. Selon un sondage* publié jeudi 3 septembre, 66% des français y sont opposé. A cela s’ajoute le rejet ferme des agriculteurs, grands consommateurs d’énergie. Ils souhaitent être purement et simplement exonérés de la taxe, afin de rester compétitifs et ne pas accentuer la baisse de leurs revenus. Les associations dénoncent quant à elles une taxe trop timide. France Nature Environnement estime par exemple que « le compte n’y est pas encore ».

Pour l’heure, le dossier est entre les mains de l’Elysée.

Et vous, êtes vous, comme les deux tiers des français, opposés à la taxe carbone ? La trouvez-vous équitable ? Votre avis nous intéresse.

L’Equipe Economie d’Energie

* sondage exclusif TNS Sofres / Logica pour Europe 1

Réduction notable des émissions de gaz à effet de serre dans l’UE
L’agence européenne pour l’environnement a publié lundi 31 août le bilan des émissions de gaz à effet de serre des pays européens. Ces émissions ont baissé de 1,5 % en 2008, pour la quatrième année consécutive. 

Ainsi, le niveau s’établit à 10,7% en dessous du niveau de 1990, l’année de référence retenue par l’UE pour ses calculs. Ce résultat permet à l’UE d’atteindre la moitié de l’objectif fixé par le protocole de Kyoto, qui est de réduire de 20% les émissions de CO2 d’ici 2020. 

La récession économique à l’origine de ce résultat. 

Il est encore trop tôt pour crier victoire. En effet, le bon score de 2008 ne reflète pas une véritable prise de conscience ni une meilleure maîtrise de la consommation. Durant la crise, les secteurs de l’industrie, de l’énergie et du transport de marchandises ont fonctionné au ralenti, ce qui a eu pour conséquence une baisse de leur consommation énergétique... Et donc des émissions de gaz à effet de serre. Selon Stavros Dimas, commissaire à l’Environnement, « ces chiffres provisoires sont une nouvelle confirmation que l'UE est en bonne voie d’atteindre l’objectif de Kyoto, même si l'on doit bien avouer que la raison de cette réduction des émissions de CO2 est due à la récession économique ».

La reprise de l’économie devrait donc venir dégrader le résultat de 2008. Ce constat remet en cause l’efficacité de la politique climatique de l’UE. Pour Stavros Dimas, il « sera nécessaire de consolider cette tendance au cours des prochaines années ». Avant d’ajouter : « Ceci est un message opportun au reste du monde dans la perspective de la conférence climatique de Copenhague ».

La politique climatique de l'UE est-elle suffisante selon vous pour atteindre l'objectif du protocole de Kyoto ?

L'Equipe Economie d'Energie

 
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