économie d'énergie
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Energie = Economies ?
UE/USA/Chine : parviendront-ils à un accord au sommet de Copenhague ?
al gore 01Comme tous les mois, le BIP (Bulletin de l’Industrie Pétrolière) et Enerpresse (quotidien traitant de l’énergie) réunissent des acteurs de la vie politique et de l’énergie pour organiser un débat. Mardi 23 juin, le thème était le sommet de Copenhague.

Anaïs Delbosc, chargée de la mission Climat à la Caisse des Dépôts, a exposé la position de la commission européenne quant au fameux sommet de décembre prochain. Outre l’augmentation des objectifs de réduction d’émissions de gaz à effet de serre (GES), l’idée maîtresse du l’UE semble être l’extension du marché du carbone aux pays de l’OCDE. Un tel marché permettrait de dégager des capitaux pour aider les pays en développement à s’adapter aux changements climatiques. 

Valérie Niquet, directrice du centre Asie de l’IFRI (Institut Français de Relations Internationales) a exprimé son avis sur la situation et les attentes de la Chine concernant le sommet de Copenhague. Elle nous apprend – ou nous rappelle – que le mix énergétique chinois est essentiellement composé de charbon, l’une des énergies les plus polluantes. Alors que fera la Chine au sommet de Copenhague ? Selon Valérie Niquet, Pékin a toujours annoncé que le développement de la Chine passait avant le développement durable. La raison évoquée est simple : les principaux responsables des émissions de GES sont les pays développés. Le pays considère donc que c’est aux pays du Nord de fournir les efforts les plus importants.

Enfin, le dernier à s’exprimer fut Claude Henry, professeur à l’Université de Sciences-Po, spécialisé dans le développement durable. Selon lui, il existe un facteur empêchant de parvenir à un accord satisfaisant : les relations Chine – USA. En effet, ces deux grandes nations risquent de privilégier un dialogue bilatéral car, les Chinois étant les banquiers des Etats-Unis, une barrière qui prendrait en compte l’empreinte carbone a très peu de chance d’exister entre ces deux pays qui échangent continuellement. Ainsi, Claude Henry a prédit « un clash » pour le sommet de Copenhague. Il considère qu’il « ne peut être qu’un échec ». Cet avis était par ailleurs partagé par beaucoup de participants à ce débat.

Ainsi, ces spécialistes sont très réservés quant à l’issue du sommet. Ils craignent un « consensus mou ». Ils dénoncent aussi le risque de fixer des objectifs à 2020. Pour eux, il faudrait viser plus grand et plus loin. En fin de débat furent évoquées les réserves énergétiques mondiales. Réponse de Claude Henry : « on grillera avant d’avoir tout dépensé ». Un discours pessimiste en somme.

Et vous, êtes-vous plutôt optimiste ou pessimiste quant à l’issue du somment de Copenhague ?

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L’Equipe Economie d’Energie

La récession mène à la frilosité dans l’industrie pétrolière

La récession économique entraîne une réduction massive des investissements ; les énergies fossiles sont aussi concernées que les renouvelables selon l’AIE.

 

Fatih Birol, l’économiste en chef de l’Agence Internationale de l’Energie (AIE) annonce dans un rapport que les compagnies pétrolières et les investisseurs ont annulé – ou reporté – 170 milliards de dollars d’investissement. Trois causes expliqueraient cet état de fait. La baisse du prix du pétrole entraîne la faible rentabilité de certains gisements et ainsi le refus d’investir davantage. Ensuite, la difficulté d’accès au crédit empêche les petites et moyennes entreprises pétrolières  d’emprunter. Enfin, la diminution de la demande mondiale de pétrole, qui pourrait rester faible pendant plusieurs mois, motive plutôt les entreprises de ce secteur à conserver leur trésorerie.

 

Le rapport de l’AIE remarque que ce schéma s’applique aussi aux énergies renouvelables. Il ajoute que si la tendance se poursuit, les dépenses de ce poste diminueraient de 38%.

 

Alors pourquoi le ralentissement des investissements des pétroliers est-il un problème ? Tout simplement parce que les investissements ont pour but d’améliorer ou d’augmenter la production de pétrole. Ne pas le faire implique une baisse, en 2009, de deux millions de barils de brut par jour et repousse d’au moins 18 mois la possibilité de produire 4,2 millions de barils quotidiens supplémentaires.

 

La loi de l’offre et de la demande étant ce qu’elle est, si la tendance décrite plus haut se poursuit et que la sortie de crise est difficile, le prix du pétrole pourrait atteindre des prix bien supérieurs à ceux d’aujourd’hui. La supériorité de la demande sur l’offre créerait non seulement des tensions sur le marché du pétrole (la Chine, l’Inde et le Moyen-Orient inquiètent particulièrement l’économiste) mais elle affecterait aussi la reprise globale de l’économie.

 

Chemin faisant, on peut naïvement se demander ce qui arriverait si ces 170 milliards étaient consacrés aux énergies vertes plutôt que de les réinjecter dans l’industrie pétrolière…

 

Craignez-vous une nouvelle hausse du prix du pétrole ? Cette hausse affecterait-elle votre mode de vie ?

 

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L’Equipe Economie d’Energie

Le projet de loi « Grenelle 1 » adopté en deuxième lecture
L’Assemblée Nationale adopte le texte en deuxième lecture, qui attend désormais un nouvel accord du Sénat.

« C’est une unanimité » clame Jean-Louis Borloo, ministre de l’Ecologie. Le texte a en effet été adopté par 466 voix contre 5 et 21 abstentions. La suite se jouera au Sénat pour une seconde lecture où, selon le ministre, « on peut s’attendre à un vote définitif pour la première semaine de juillet». Une fois le projet de loi adopté, celui dit du « Grenelle 2 » pourra entrer en jeu. Ce dernier est l’application technique du Grenelle 1.

Si le texte a été largement voté par les députés, les 21 abstentionnistes restent significatifs puisqu’il s’agit du PCF et des Verts. Leurs déceptions sont nombreuses, ils dénoncent la révision à minima des niveaux de performance exigés pour la rénovation thermique et la construction des logements, l’affaiblissement de la taxe poids lourds, les dérogations dont bénéficient les pesticides pour échapper aux objectifs de réduction et la confirmation des projets d’autoroutes.

Des associations écologiques (dont France Nature Environnement, la Fondation Nicolas Hulot et la Ligue pour la protection des animaux) publient un communiqué commun félicitant le vote « quasi-unanime » des députés bien qu’en s’étonnant de la « lenteur du processus ». Ils adresseront également des propositions d’amendement aux parlementaires comme le passage de 150 à 80 kw/h des consommations moyennes d’énergie par mètre carré et par an pour la rénovation du parc de logement.

L’avenir énergétique de la France se jouera pendant l’examen du projet de loi Grenelle 2. Ce dernier est censé incarner l’application technique du Grenelle 1 et il est probable que son adoption soit moins unanime que pour le premier. Toujours est-il que l’objectif reste l’adoption de ce second projet de loi avant la fin de l’année 2009.

Une relance par la croissance verte, c’est possible ?
Décidément, le Grenelle de l’environnement n’en finit pas de faire parler de lui.

Une étude réalisée par un le Boston Consulting Group (BCG) confirme les estimations du gouvernement en terme de création d’emplois liés au Grenelle. 600 000, c’est le nombre de création attendu d’ici 2020. Dans le contexte actuel de morosité, cette annonce a de quoi rassurer.

Le développement durable pourrait-il donc être la voie de sortie de la crise, comme l’avance (entre autres) Jean Louis Borloo ? Pourrait-on enfin réconcilier l’environnement à son ennemi injustement déclaré, l’économie ? A en croire les chiffres, il y a des raisons de le penser : l’étude indique que le Grenelle devrait générer 450 milliards d’euros d’investissements, dont 170 milliards financés par l’Etat et les collectivités locales. Selon le BCG, le plan français paraît cohérent et consistant. Là où la France investit en moyenne 14 milliards d’euros par an sur toute la durée de son plan, les Etats-Unis en investissent 8,5 milliards, et l’Allemagne 5,2.

La réduction prévue de 24% des gaz à effets de serre pour 2020 permet à la France de présenter le meilleur pourcentage de réduction mondial. Mais pour garantir un tel chiffre, il va non seulement falloir agir vite, mais aussi s’assurer que tous les acteurs s’accordent et s’impliquent. Jean Louis Borloo craint que les filières professionnelles ne parviennent pas à répondre à la demande. « Des inévitables ratés risquent de tout bloquer », a-t-il déclaré.

D’autant que l’effort porté par le Grenelle ne permettrait pas comme annoncé de diviser par 4 les émissions de CO2 à l’horizon 2050. « Il faut lancer un deuxième programme au plus tard d’ici 2011. Donc commencer à y travailler dès l’an prochain », a finalement conclut le BCG.

Pensez-vous que les emplois verts et plus largement le Grenelle consitueront un des leviers pour de sortir de la crise ?

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L’Equipe Economie d’Energie.

Corinne Lepage s’attaque au nucléaire français
centrale nucleaire 80x60Retour sur une tribune de Corinne Lepage parue dans le Monde à la veille des européennes.

Dans le Monde du samedi 6 juin, Corinne Lepage, vice-présidente du MoDem et présidente de CAP21, signe une tribune qui dénonce la politique énergétique française. En revenant sur le choix du « tout nucléaire » que Pierre Messmer avait fait en 1973 pour répondre au choc pétrolier – un choix moins éclairé qu’aujourd’hui et donc moins condamnable selon elle – elle tente d’expliquer pourquoi la France ne doit pas continuer dans cette voie et détaille le triple risque de l’industrie nucléaire.

Le premier risque serait industriel : comment les industries du renouvelable et du nucléaire pourraient-elles cohabiter ? En produisant plus d’énergie d’origine nucléaire, la France verrait fatalement sa consommation augmenter et ses objectifs d’efficacité énergétique diminuer. Corinne Lepage annonce aussi que les énergies vertes sont 15 fois plus créatrices d’emplois que le nucléaire et qu’elles constituent « le seul domaine de réindustrialisation solide de la France ». Les finances nationales ne permettant pas de développer ces deux industries simultanément, un choix est impératif.

Le second risque serait financier. L’industrie nucléaire n’est semble-t-il pas aussi rentable qu’on nous le présente ; les situations financières actuelles d’Areva et d’EDF le prouvent. L’exportation de nos centrales EPR (réacteur pressurisé européen) poserait aussi problème : alors que nous préparons l’après Kyoto, qui voudrait s’équiper d’une centrale nucléaire ? Nombre de nos voisins européens vont avoir du mal à atteindre leurs quotas d’énergies renouvelables, replonger dans le nucléaire n’est donc pas leur priorité. Au passage, le fameux réacteur EPR de Finlande montre les difficultés qu’entraîne le nucléaire : retard de construction, conception hasardeuse, budget en continuelle hausse …

Le troisième et dernier argument avancé est le risque politique. Corinne Lepage interroge : souhaite-t-on que la France reste le « VRP du nucléaire » ? Que diront nos industriels quand un pays politiquement instable voudra nous acheter une centrale ? Sauront-ils résister à la tentation mercantile ? Et quelle serait la responsabilité de la France en cas d’accident ? La conclusion de Corinne Lepage est sans appel : le nucléaire est « un boulet pour l’économie française ».

La publication de l’article a eu lieu quelques jours avant les déclarations de Nicolas Sarkozy, qui, après les élections européennes, a annoncé que là où la France dépense un euro pour le nucléaire, elle dépensera un euro pour les énergies propres. Le nucléaire ne risque donc pas de disparaître. Et pourtant, cette source d’énergie est aussi une source intarissable de polémiques. L’histoire du nucléaire est jalonnée d’accidents (personne n’a oublié Tchernobyl), de mensonges... Pour preuve : les associations écologiques s’égosillent depuis longtemps pour ouvrir un débat sur cette énergie, en vain. Aujourd’hui, paraît même un communiqué réunissant partis politiques (dont CAP21), syndicats et ONG (dont Greenpeace, Les Amis de la Terre…) et qui prend position contre le développement des réacteurs EPR en France.

Le résultat des Verts et la récente préoccupation écologique affichée de notre président permettront-ils d’ouvrir le débat sur le nucléaire, grand oublié du Grenelle ?

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L'Equipe Economie d'Energie

L’année 2008 a fait la part belle aux énergies propres
Selon un récent rapport, intitulé « Tendances 2009 des investissements dans les énergies renouvelables », les investissements mondiaux en 2008 dans les énergies renouvelables ont dépassé ceux du pétrole et du charbon.

Présenté par le Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE), le rapport indique que 155 milliards de dollars ont été investis dans les énergies propres, contre 110 milliards pour le pétrole et le charbon. L’énergie éolienne a attiré le plus grand nombre de nouveaux investisseurs avec un total de 51,8 milliards de dollars à travers le monde. Le solaire connaît quant à lui sa plus forte progression, avec une hausse de 49%, soit un investissement de 33, 5 milliards de dollars en 2008. Mais toutes les énergies vertes n’ont pas connu le même attrait : les investissements dans les biocarburants ont connu une baisse de 9 %.

Ainsi, la crise financière n’aura pas empêcher de dépasser de 5% le record précédent de l’année 2007 en matière d’investissement dans les énergies renouvelables.

Inutile cependant de crier victoire trop tôt ! L’engouement pour les énergies propres semble en effet se tarir cette année avec un plongeon de 53% des investissements mondiaux au premier trimestre 2009 par rapport à la même période de 2008. Et si le deuxième trimestre montre signes de reprise, le rapport indique que « ce secteur est encore loin d'atteindre cette année les niveaux d'investissement de la fin 2007 et du début 2008 ».

Que pensez-vous de ces résultats ? Ces investissements seront-ils suffisants pour participer à la lutte contre les gaz à effet de serre?

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L'Equipe Economie d'Energie

Les Verts sortent vainqueurs des Européennes
dossier pratique 80x60En France, les Verts (Europe Ecologie) talonnent le Parti Socialiste (16,48%) en affichant un score de 16,28%.

Est-ce, comme le dit M. Borloo, grâce au gouvernement que le mouvement vert obtint un si beau score ? La diffusion sur tous les supports du film Home a-t-elle convaincu les sceptiques à la veille du scrutin ? Toujours est-il que près de 20% des Français ont choisi un mouvement écologique ; les uns préférant le parti Europe Ecologie, le seul parti « réellement homogène sur le plan européen » selon Raphaëlle Bacqué du Monde et les autres, l’Alliance écologique indépendante.

Les conséquences de ce résultat ? Elles sont très nombreuses. D’abord en France : Europe Ecologie enverra quatorze députés à Strasbourg. La mobilisation des Français pour l’environnement devraint ainsi encourager le gouvernement à poursuivre, si ce n’est amplifier, ses actions. L’écologie, la préservation de la biodiversité et l’efficacité énergétique sont devenus des thèmes incontournables.

A l’échelle européenne, les Verts ne compterons plus 43 sièges mais probablement 51. Le parti écologique conserve, certes, sa place de quatrième (derrière les conservateurs, les socialistes et les libéraux-démocrates) mais il faut considérer sa très faible présence dans les pays récemment entrés dans l’Union. L’objectif du parti pour les prochaines européennes : obtenir 60 sièges au Parlement.

Que pensez-vous de ce succès ? Pensez-vous qu'il aura un impact sur la politique européenne ?

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L'Equipe Economie d'Energie

Le Grenelle 1 en deuxième lecture à l’Assemblée nationale
dossier pratique 80x60Le projet de loi Grenelle 1 sera examiné demain, mardi 9 juin, pour la deuxième fois à l’Assemblée nationale.

Le groupe de travail environnement de la commission des affaires économiques, de l’environnement et du territoire de l’Assemblée nationale a achevé l’examen du projet de loi Grenelle 1. Le texte, et ses 663 amendements, seront discutés en séance plénière, mardi 9 juin, pour une deuxième lecture.

L’examen du projet de loi Grenelle 2 – applications techniques du Grenelle 1 – se déroulera quant à lui à l’automne.

Le texte avait été adopté à une large majorité en première lecture : espérons qu'il remportera le même succès !

Et vous : que pensez-vous du Grenelle ? Ses ambitions sont-elles suffisantes ? Les objectifs seront-ils atteints ?

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L'équipe Economie d'Energie

La planète, la planète, encore la planète…
la terre par la nasaAujourd'hui, vendredi 5 juin, aura lieu la Journée Mondiale de l’Environnement au Mexique : les Nations Unies comptent préparer le sommet de Copenhague.

Lancée en 1972 pour l’ouverture de la conférence de Stockholm et par l’Assemblée générale des Nations Unies, le but de la journée mondiale de l’environnement est de faire prendre conscience des changements climatiques et de promouvoir l’action politique.

Cette année, elle met à l'honneur le Mexique. La raison : sa place grandissante dans la lutte pour l’environnement. Protection des forêts, participation croissante dans les marchés du carbone, le pays d’Amérique latine se hisse en deuxième place – après le Brésil – dans les domaines de l’énergie éolienne, solaire et du biogaz dans la région.

Les journées mondiales de l’environnement visent à donner « un visage humain aux problèmes environnementaux ». Les comportements individuels étant le seul moyen d’apporter un réel changement. La préoccupation de 2009 est la nécessaire union des nations lors du sommet de Copenhague en fin d’année. Ce sommet de l’ONU sur le climat est l’évènement de l’année, si ce n’est plus. Toutes les ONG s’y préparent. Les gouvernements n'ont plus qu'à mettre en place des mesures claires et efficaces...

Que pensez-vous de cette Journée Mondiale de l'Environnement? Y participez-vous à votre manière ?

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L'Equipe Economie d'Energie 

Le sommet de Copenhague se précise
Reprise des pourparlers à Bonn (Allemagne) concernant le sommet de l’ONU sur le climat. Plus de 190 pays sont réunis pournégocier les termes de l’accord climatique censé être entériné en décembreprochain à Copenhague.

Plus de 4000 participants, 192 pays représentés, telles sont les conditions de ces 12 jours de négociation organisés par l’ONU. Débutés le 1er juin, ces pourparlers sont les deuxièmes d’une sériede six. Les nations doivent préparer le sommet de Copenhague de décembre qui, si un accord est trouvé, remplacera le protocole de Kyoto – censé expirer en 2012.

Si les observateurs trouvent le débat constructif, deux sujets d’importance opposent les pays dits développés et les dits émergeants. Le premier est le soutien financier aux pays les plus pauvres. Ces derniers sont les premiers exposés aux changementsclimatiques. Les réfugiés climatiques, les agriculteurs, sont de ceux qui bénéficieront de ces aides. Le problème est de savoir qui donnera, combien, et surtout qui contrôlera les fonds.

Seconde pierre d’achoppement : l’objectif de réduction des gaz à effet de serre. Les pays du nord avancent les difficultés économiques actuelles comme limites à des objectifs trop gourmands tandis que les pays émergents s’insurgent contre la modestie de ces mêmes objectifs.

Des difficultés jalonnent donc la route vers Copenhague. Sans compter qu’il ne reste que 197 jours avant l’échéance...

Pensez-vous que Copenhague réussira à rallier les États vers des objectifs communs qui sont la conversation de notre planète et la réduction des gaz à effet de serre ?

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L'Équipe Économie d'Énergie
Le grenelle des ondes : retour à la case départ ?
Débuté le 23 mai, le sommet sur le Grenelle des ondes s’est achevé lundi 25 mai par une absence de consensus et un rapport final largement critiqué.

Certes, la réunion a permis d’instaurer un dialogue entre associations, le gouvernement et les opérateurs de téléphonie mobile. Néanmoins, les 10 pistes d’actions présentées dans le rapport ne suffisent pas à rassurer les associations quant à leurs inquiétudes sur la probable dangerosité des antennes-relais. Et pour cause.

Les mesures prises concernent principalement l’usage du téléphone mobile, notamment l’interdiction des portables dans les écoles ou la mise au point de téléphones mobiles rendant l’usage de l’oreillette indispensable. Quant aux antennes relais, les associations déplorent qu’aucun moratoire sur les implantations ni même un abaissement des seuils d’émission n’aient été prévus. Le rapport prévoit toutefois une expérimentation dans des villes pilotes pour évaluer la faisabilité technique d’un abaissement du seuil.

De nombreuses associations, à l’image de Robin des toits, estiment ces mesures « très insuffisantes ». L’association demandait la multiplication du nombre d’antennes dans le but de réduire l’émission et donc la nocivité de chacune. Cette proposition n’a pas été retenue. Le gouvernement fait-il le choix de préserver les intérêts économiques des opérateurs téléphoniques ? Le question se pose, car le rapport indique que, « s'agissant des antennes-relais, les effets sur la santé ne sont ni démontrables ni récusables avec certitude ». Devant un tel flou, des mesures restrictives au nom du principe de précaution auraient peut-être été justifiées.

L’Afsset (agence française de sécurité sanitaire de l’environnement et du travail) publiera un avis sur le sujet en septembre, suite à quoi le comité devrait à nouveau se réunir pour approfondir l’ensemble des propositions. Espérons que le débat sera plus fructueux !

Et vous, quel est votre avis sur le Grenelle des Ondes? Pensez-vous qu'il aura un impact sur votre quotidien ?

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L'Equipe Economie d'Energie

 
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