économie d'énergie
Le blog de l'habitat au confort durable
Energie = Economies ?
L’énergie au centre des préoccupations du G8
al gore 01Le dimanche 24 mai dernier s’est tenu à Rome la réunion du G8 consacrée l’énergie. La journée s’est conclue par la signature d’un Partenariat international pour la coopération en matière d’efficacité énergétique (IPECC).

Cet accord a été adopté par les 8 pays (Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Grande-Bretagne, Italie, Japon, Russie), ainsi que par l’Union Européenne et les pays émergents invités en tant qu’observateurs.

Elaboré avec l’Agence Internationale de l’Energie (IAE), ce partenariat vise à « faciliter les échanges et les actions contribuant à l’efficacité énergétique », a
indiqué Jean Louis Borloo, ministre de l’environnement français présent lors de la signature. L’objectif final est de réduire les émissions de gaz à effet de serre et de lutter contre le réchauffement climatique grâce à des mesures permettant de consommer ou produire autant en utilisant moins d’énergie.

Les ministres présents au sommet du G8 ont également soulevé la question de l’autonomie en énergie renouvelable en Afrique. « Moins d’un quart des Africains ont accès à l’énergie, cela a des conséquences catastrophiques en matière de déforestation » a ainsi commenté Jean Louis Borloo. Un plan d’électrification des zones rurales d’Afrique via des énergies renouvelables était en discussion.

Cette réunion a permis de remettre la question du réchauffement climatique sur le devant de la scène internationale. Les ministres présents ont d’ailleurs insisté sur le fait que la crise actuelle ne doit pas empêcher les investissements et projets relatifs au développement durable.

Le projet de loi Grenelle 1 entre les mains des députés
Aujourd’hui et demain sera examiné le projet de loi Grenelle 1 par les députés français. Plusieurs associations veulent accélérer le mouvement pour une mise en application immédiate.

Adopté le 21 octobre 2008 par l’Assemblée Nationale, le premier volet du projet de loi du Grenelle de l’Environnement a été voté à une très large majorité par le Senat le 10 février 2009. Aujourd’hui, le texte est de retour à l’Assemblée Nationale. Pendant deux jours, les députés de la commission des Affaires économiques l’examineront en deuxième lecture. Au programme, nous retrouvons, entre autres, la division par quatre des gaz à effet de serre avant 2050, le soutien français dans la création d’un observatoire scientifique international de l’Arctique, les mesures principales pour réduire nos consommations d’énergie et la prise en compte de l’empreinte environnementale dans la détermination des prix des biens et des services.

« Urgence ». C’est le mot prononcé par certaines associations écologiques telles que France Nature Environnement, la ligue ROC, la ligue pour la protection des oiseaux et la fondation Nicolas Hulot. Pourquoi urgence ? Car ces acteurs de l’écologie ne sont pas assurés de voir le texte adopté avant la fin de la session parlementaire en juillet. Dans un communiqué, ils proposent également d’ « affermir » certains points. Parmi leurs demandes : la fixation d’un objectif énergétique ambitieux pour les bâtiments rénovés, l’abandon définitif du canal Rhin-Rhône du fait de son impact environnemental et le maintien de l’objectif de réduction par deux des pesticides sur le sol français.

Espérons que nos législateurs adopteront rapidement le texte et permettront ainsi à la France de rattraper son retard, car à la veille des élections européennes, elle doit considérer le dossier écologique avec importance. Olivier Costa, politologue au CNRS, a ainsi précisé hier sur France 3 que les actions environnementales ne se prenaient pas au niveau national mais bien au niveau européen ou mondial.

L'équipe Economie d'Energie

Tous accros aux gadgets !
La consommation d’énergie des appareils électroniques devrait être multipliée par trois d’ici 2030. C’est en tout cas les conclusions du rapport « Gadgets et Gigawatts» publié mercredi par l’Agence Internationale de l’Energie (AIE).

En effet, téléphones portables, MP3, téléviseurs à écran plat ou encore consoles de jeux pénètrent de plus en plus notre quotidien. Il faut dire que les prix en baisse, les services associés à la vente et les avancées technologiques ont rendus ces appareils d’autant plus attractifs. S’ils étaient jusqu’alors réservés aux habitants des pays riches, ils se développent à grande vitesse dans les pays émergents: « En Afrique, une personne sur neuf dispose maintenant d'un téléphone portable » indique le rapport.

Cette dépendance aux gadgets pourrait compromettre la volonté d’indépendance énergétique des gouvernements et leurs efforts en matière de réduction des émissions de gaz à effets de serre. Selon le directeur général de l’AIE, la facture pourrait s’élever à 200 milliards de dollars en électricité pour les ménages du monde entier.

Est-il encore possible d’enrayer un tel gouffre énergétique ? La solution de l’AIE serait de mettre en place des normes minimales d’efficacité énergétique qui obligeraient les industriels à réfléchir à une conception plus performante et plus respectueuse de l’environnement. Il n’empêche que les efforts à produire devront être importants. Aussi, des gestes simples comme éteindre sa télévision plutôt que la mettre en veille ou débrancher les appareils non utilisés peuvent permettre une réduction non négligeable de la consommation d’énergie. La planète vous dira merci, et votre porte monnaie aussi !

Et vous, êtes vous accroc aux gadgets ? Aviez-vous conscience de leur impact sur votre consommation d’énergie ?

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L’équipe économie d’énergie.

Du soleil en fin de semaine
panneaux solaires integres pf1Enerplan organise les 15 et 16 mai les journées européennes du solaire en France. Le 14, un colloque national s’adressera aux élus locaux.

Enerplan, l’association qui réunit les professionnels français de l’énergie solaire, organise pour la deuxième fois les journée européennes du solaire en France. Cette manifestation se tiendra vendredi et samedi prochains dans toute la France. Plus de 1000 initiatives sont au programme : visites d’usines, expositions, débats… les organisateurs attendent plus de 40 000 personnes.

En guise d’introduction, aura lieu jeudi 14, la conférence des maires et des élus pour le solaire à Paris, sur le quai Grenelle.

Soyons nombreux à participer à ces journées du solaire!

L'Equipe Economie d'Energie 

Un chauffage par géothermie pour Paris
A quelques pas du périphérique, près de la porte d’Aubervilliers, se déroule depuis peu un chantier pas comme les autres. Il s’agit du projet de forage géothermique profond lancé par l’Ademe (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie) et réalisé par la Compagnie Parisienne de Chauffage Urbain (CPCU). Aucun puit géothermal n’avait été entrepris depuis 20 ans dans la région Ile de France.

Le réseau de chauffage devrait être opérationnel début 2010 et alimentera entre 10.000 et 15.000 logements du nord-est de la capitale. Un puit de 1800 mètres de profondeur a été creusé à cet effet. L’eau, pompée à 57°C, sera refroidie à 20°C avant d’être réinjectée sous le parc de La Villette. Le système permettra la suppression de la chaufferie au fioul actuellement en place.

L’initiative devrait permettre d’éviter la production de 14 000 tonnes de CO2. La CPCU souhaite atteindre 75% d’énergies renouvelables pour le secteur du chauffage urbain d’ici 2012. D’autres chantiers sont d’ailleurs en projet à Orly, pour l’approvisionnement de l’aéroport, et à Val Maubuée en Seine et Marne.

Ce projet est donc parfaitement cohérent avec le Plan Climat Paris adopté en 2007, qui fixe l’objectif d’atteindre 25% de consommation en énergie renouvelable dans la région à l'horizon 2020. Il s’inscrit également dans la lignée du Grenelle de l’environnement qui prévoit la multiplication par six de la géothermie d’ici 2020. Ainsi, la capitale souhaite montrer la voie à suivre.

Que pensez-vous de cette initiative ?

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L’équipe économie d’énergie.

Les USA se mettent au vert
al gore 01Le mercredi 29 avril marquait les 100 premiers jours du mandat de Barack Obama ; une occasion d’inspecter sa politique environnementale.

Lors de la campagne présidentielle, Obama voulait faire des Etats-Unis le meneur des initiatives environnementales. Ainsi, ses projets de campagnes s’articulaient autour de ces cinq chantiers :

  • Création d’une économie verte pour allier emploi et écologie
  • Prise en compte du changement climatique et volonté de prendre la tête d’un mouvement mondial
  • Définition d’une nouvelle politique énergétique propre, notamment pour réduire la dépendance énergétique
  • Diminution de l’impact des mandats de Bush
  • Respect des scientifiques (protection contre la censure)

Après 100 jours de présidence, le bilan d’Obama est positif : il a fait voter un plan de relance de l’économie dans lequel 91 milliards de dollars sont consacrés aux énergies propres et il est à l’initiative d’un projet de loi appelé : American Clean Energy and Security Act. Ce texte ambitieux prévoit la réduction de 20% des gaz à effet de serre d’ici 2020. Al Gore considère ce dernier comme « l’un des plus importants textes de loi jamais introduit au Congrès ».

L’objectif d’Obama : faire accepter cette loi (ou au moins en dessiner clairement les contours) par les législateurs américains avant la conférence sur les changements climatiques de Copenhague en décembre prochain.

Les USA donnant l’exemple, espérons que les participants du sommet saisiront l’occasion pour agir de concert et de manière efficace.

L’Equipe Economie d’Energie

 
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