économie d'énergie
Le blog de l'habitat au confort durable
Energie = Economies ?
Rapport du WBSCD : mirage ou prise de conscience salutaire ?
Dans un rapport très approfondi présenté le 27 avril 2009, le WBSCD annonce que 40% de la consommation énergétique mondiale provient des bâtiments et préconise six mesures à appliquer au plus vite pour diminuer cet impact.

Quatre ans de recherche, 15 millions de dollars de budget et 900 000 structures étudiées dans le monde. Il s’agit là des principaux chiffres de l’étude sur l’Efficacité Energétique des Bâtiments, rendue public par le WBSCD, le conseil mondial des entreprises pour le développement durable (qui rassemble 200 entreprises issues, pour la plupart, du secteur de l’énergie).

Ce rapport indique la marche à suivre pour réduire la consommation du secteur le plus énergivore à l’échelle internationale : le bâtiment. En conclusion est annoncé un chiffre aussi séduisant que difficile à croire : si les mesures préconisées étaient prises dès maintenant, nous pourrions réduire la consommation énergétique des bâtiments de 60% d’ici 2050.

Pour y parvenir, voici les six recommandations qui devraient être mises en œuvre :

  • Renforcer les normes d’efficacité énergétique
  • Inciter les investissements par des mesures fiscales et financières
  • Encourager les approches globales et les innovations
  • Développer des technologies facilitant les comportements économes en énergie
  • Augmenter le nombre de professionnels de l’efficacité énergétique
  • Favoriser une nouvelle culture des enjeux énergétiques

De ce rapport fouillé, et vérifié par un collège d’experts académiques, nait l’espoir d’une prise de conscience internationale chez les dirigeants et d’une action mondiale coordonnée. Les professionnels de l’énergie ont décidé de réagir et apportent des preuves aux sceptiques : il faut changer nos habitudes et il faut le faire dès maintenant. En espérant que ce rapport soit suivi de faits.

Et vous, avez-vous décidé de réduire la consommation énergétique de votre logement ? Et si tel est le cas, quels sont les moyens que vous avez mis en oeuvre ?

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L’Equipe Economie d’Energie

L’Ukraine célébre un triste anniversaire, celui de Tchernobyl
Le 26 avril 2009 marquait le 23e anniversaire de l’explosion du réacteur de Tchernobyl. De nombreuses commémorations ont eu lieu en Europe.

L’histoire est désormais connue : le 26 avril 1986, un réacteur de la centrale nucléaire de Tchernobyl en Ukraine explose en pleine nuit, libérant dans l’environnement des particules radioactives. Cette catastrophe a entraîné la mort de nombreuses personnes. En Ukraine, plus de deux millions d'habitants auraient souffert de ces émissions radioactives.

Ainsi, au cours du week-end dernier, de nombreuses commémorations se sont tenues en Europe. Veillée suivie de dépôts de couronnes dans la capitale ukrainienne, manifestation en Suisse… En France, des personnes se sont réunies devant le site de la centrale du Tricastin et ont simulé une catastrophe nucléaire en s’allongeant au sol.

Or, si les conséquences de Tchernobyl sont connues, l’état actuel de la centrale l’est moins. En effet, un sarcophage en béton autour du réacteur n°4 a été construit juste après l’explosion pour stopper la libération de substances radioactives ; sarcophage qui montre aujourd’hui de nombreuses faiblesses telles que l’absence d’étanchéité à l’eau ou la présence de poutres qui menacent de s’effondrer. La solution ? Vinci et Bouygues construirons un nouveau sarcophage en métal pour le réacteur. Financée par des dons internationaux, cette enceinte de confinement devrait être achevée pour 2012.

L’Equipe Economie d’Energie

Journée de la Terre : l’exception française…
al gore 01Le 22 avril 2009, s’est déroulée la 40e Journée de la Terre. Evènement au rayonnement international, cette journée n’a eu qu’un faible impact en France …

En 1970, les Etats-Unis viennent de connaître leur plus longue période d’expansion ininterrompue. Sensibilisés par de nombreuses manifestations étudiantes, le 22 avril 1970, 20 millions d’Américains se mobilisent pour la sauvegarde de l'environnement, un problème encore absent du débat politique. Conséquences : l’Agence de Protection de l’Environnement des Etats-Unis (EPA) voit le jour et la loi dite « Clean Air, Clean Water, and Endangered Species» (air pur, eau propre et espèces menacées) est adoptée. Le Jour de la Terre (Earth Day) de 1970 signe la naissance du mouvement écologique moderne aux Etats-Unis.

L’édition de 1990 marque un grand saut dans l’histoire du Earth Day puisque d’autres pays sont invités à participer. La journée devient mondiale : 200 millions de personnes dans 141 pays y participent. Une telle mobilisation posa d’ailleurs les jalons du sommet de Rio de 1992. En 2000, le Earth Day prit une autre ampleur en concentrant ses efforts sur le réchauffement climatique et les énergies propres. 184 pays sont alors mobilisés.

L’édition 2009, soit la 40e du nom, n’a rien à envier aux journées précédentes. Selon le site des organisateurs, le nombre de participants s’élève à 500 millions. Le thème de cet Earth Day 2009 a été annoncé devant 100 000 personnes réunies à Washington ; il s’agit de la « Génération Verte ». Encore une fois, l’aspect pédagogique est mis en avant pour résoudre les problèmes environnementaux : les comportements individuels représentent le meilleur levier pour sauvegarder la planète.

Or, un pays résiste encore et toujours… La France, ou plus précisément le gouvernement français, n’a pas l’air de se sentir concerné par cet évènement international. Il n’est même pas mentionné sur le site du ministère de l’écologie. Heureusement, cela n’a pas empêché certains d’agir. Le parc Vulcania, dans le Puy-de-Dôme, a proposé des expositions, des ateliers et des conférences. La chaîne de télévision pour enfants Gulli a, elle aussi, participé au mouvement. Soutenue par Planète Urgence et Pascal Obispo, la chaîne a réuni près de 5 000 enfants dans le bassin d’Arcachon : pour chaque enfant présent, un arbre sera planté dans une forêt indonésienne par Planète Urgence.

L’absence de communication du gouvernement à ce sujet peut sembler décevante. Si certaines décisions politiques récentes vont dans le bon sens, pourquoi ne pas prendre part à la plus grosse manifestation écologique mondiale ?

Et vous, avez-vous participé à votre façon à la Journée de la Terre? Et que pensez-vous de ce désintérêt national pour cette journée mondiale ?

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L'équipe Economie d'Energie

Retour sur la Semaine du Développement Durable
la terre par la nasaLes sept premiers jours du mois d’avril ont été consacrés à la Semaine du Développement Durable ; le thème de cette septième édition : la consommation durable.

Organisée par le Ministère de l’écologie, de l’énergie, du développement durable et de l’aménagement du territoire, la Semaine du développement durable a eu lieu du 1er au 7 avril 2009. Conférences, expositions, randonnées, festivals… Plus de 4000 manifestations ont été proposées aux Français. La mobilisation dépasse nettement celle des années précédentes et réunit tout type d’acteurs : particuliers, entreprises, services publics et évidemment associations de défense de l’environnement, tous ont participé à cette manifestation.

Les comportements individuels étant responsables de près de la moitié des émissions de gaz à effet de serre, cette Semaine du développement durable s’adressait au grand public. Les objectifs étaient de sensibiliser les Français à la notion de développement durable, de les inciter à adopter des comportements plus responsables et de valoriser les mesures issues du Grenelle de l’Environnement.

Les Français ont ainsi pu découvrir ou redécouvrir les comportements « éco-responsables » qui permettent non seulement de réduire l’empreinte de l’Homme sur l’environnement mais aussi de faire des économies, et ce au travers de gestes simples et quotidiens tels que privilégier les produits de saison par exemple.

Il est encore tôt pour évaluer les retombées de cette semaine mais la route a le mérite d’être tracée : en effet, chacun d’entre nous a un rôle à jouer pour respecter notre planète (et alléger ses dépenses !).

Et vous, avez-vous pris part à cet évènement ? Quels sont les gestes quotidiens que vous mettez en pratique pour respecter l’environnement et faire des économies ?

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L’Equipe Economie d’Energie

L’éco-prêt à taux zéro est lancé !
Aides disponiblesJeudi 16 avril, Jean-Louis Borloo a assisté à la signature des premiers éco-prêts à taux zéro. Les particuliers peuvent désormais améliorer la performance énergétique de leur habitation grâce à ce prêt gratuit.

L’éco-prêt à taux zéro ou éco-PTZ est une mesure incitant les propriétaires à améliorer les performances énergétiques de leur résidence principale. Prévu par le Grenelle de l’Environnement, ce prêt gratuit encourage la rénovation énergétique des logements construits avant 1990. Ce prêt est plafonné à 30 000€, il n’est soumis à aucune condition de ressources et s’étend sur 10 ans au moins. Pourront le contracter ceux qui justifient l’amélioration de la performance énergétique de leur habitation.

Pourquoi une telle mesure ? La raison est pragmatique : le bâtiment est le poste le plus demandeur d’énergie en France. La France ayant décidé de diviser par quatre ses émissions de gaz à effet de serre d’ici 2050, le secteur du bâtiment est incontournable. L’éco-PTZ devrait, selon le ministère de l’Ecologie, de l’Energie, du Développement durable et de l’Aménagement du territoire, permettre la rénovation de 800 000 logements pour 2012 et coûter 16 milliards d’euros à l’Etat.

D’autres applications du Grenelle telles que la rénovation des bâtiments publics et des logements sociaux visent à réduire de 38% les émissions de CO2 des bâtiments existants d’ici 2020.

Et vous, que pensez-vous de cette mesure incitative ? Un prêt gratuit vous encouragerait-il à rénover votre habitation ?

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L'équipe Economie d'Energie

 

Le mieux est-il l’ennemi du bien ?
etiquette dpeBruxelles, le 31 mars 2009. L’Union Européenne a présenté de nouvelles mesures concernant l’étiquetage des appareils électroménagers. Les étiquettes colorées déjà familières compterons désormais des classes supplémentaires chargées de récompenser les fabricants qui dépassent les exigences de la classe A.

Créée en 1994 par la Commission Européenne et destinée d’abord aux appareils électroménagers, l'étiquette énergétique s’est étendue au secteur automobile et à l’immobilier. Son but : améliorer la lecture de la performance énergétique des appareils pour éclairer le choix des consommateurs. Cette étiquette présente dans tous les pays européens classe les appareils selon une échelle colorée allant de A à G, la classe G étant la plus gourmande en énergie.

Si cette solution est jugée performante, un constat a motivé l’ajout de classes supplémentaires : un grand nombre des appareils ont désormais atteint la classe A. Le comité de réglementation chargé de l’écoconception et de l’étiquetage a donc décidé, le 31 mars dernier, d’ajouter des classes à l’échelle existante et ainsi tenir compte des efforts des fabricants d'appareils électroménagers et de téléviseurs .

Désormais, un réfrigérateur dont la consommation est 20% inférieure aux exigences de la lettre A appartiendra à la classe « A -20% ». De la même façon, un concurrent pourra afficher la classe « A-40% » si son produit est encore plus efficace et consomme 40% d'énergie de moins par rapport aux exigences recquises.

Alors, que penser de cette décision ? D'une part, son effet est positif puisqu'il met en valeur des produits à basse consommation et permettra alors de participer à l'effort de réduction des gaz à effet de serre imposé par le Protocole de Kyoto. Ainsi, dans son communiqué, la Commission Européenne prévoit une économie annuelle de 51 TWh en 2020 grâce à l'étiquetage énergétique.

Néanmoins, cette mesure ne risque-t-elle pas d’obscurcir la lecture de l'étiquette ? Ne crée-t-elle pas une confusion dans la mesure où de très nombreux électroménagers seraient alors répertoriés en classe A (certains en A-15%, d'autres en A-45%, en passant par A-30%) ?

Ne serait-il pas plus simple de revoir à la hausse les critères d’obtention de la précieuse lettre A, afin de pérenniser le classement par lettre auquel nous sommes maintenant familiarisés ?  

Et pour aller encore plus loin, pourquoi ne pas y intégrer des critères comme l’empreinte environnementale des produits (de la conception à la livraison) ou bien la part des produits chimiques nécessaires à leur fabrication ?

Et vous, que pensez-vous de cette décision ? Aura-t-elle un impact sur vos choix de consommateurs ?

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L'Equipe Economie d'Energie

 
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