publié par L'équipe économie d'énergie, le 25 août 2008 17:20. Economies d'énergie, L'Habitat durable, Actualités
L’Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie (Ademe) a dernièrement réalisé une étude sur les consommations énergétiques en France. Les résultats prouvent que les réglementations et les programmes d’informations n’ont pas permis la baisse significative des consommations énergétiques dans le secteur résidentiel.
En effet, le bilan des consommations énergétiques est très mitigé. Prenons l'exemple des biens d'équipement :
- Coté positif, la consommation annuelle des appareils de froid et des lave-linges a diminué. La consommation moyenne des réfrigérateurs a diminué de 33% en 10 ans et celle des lave-linges de 28%.
- Côté négatif, les consommateurs choisissent des équipements plus grands !
En effet, le volume moyen des réfrigérateurs a augmenté de 48% en 10 ans. De plus, les appareils technologiques consomment plus ! A titre d’exemple, l’écran plasma consomme deux fois plus que l’écran cathodique. Et enfin, les gains des économies réalisées sont réinvestis dans davantage de services. En effet, le nombre moyen de cycles hebdomadaires de lavage est passé de 3,1 à 4,1 en 10 ans. Les usagers regardent de plus en plus la télévision, + 15% en 12 ans. Finalement des économies d’énergie pourraient être réalisées à condition de ne pas être victime de cet « effet rebond ».
Selon l’Ademe, il faudrait que les appareils consomment moins c’est-à-dire réduisent leur puissance et leur veille. Une autre solution serait l’utilisation d’appareils multifonctions. A titre d’exemple, l’ordinateur pourrait substituer la télévision. Mais, la responsabilité de la consommation énergétique incombe aussi aux consommateurs et à leur comportement !
Pour être encore plus incitative, la Commission Européenne va fixer des exigences en matière de performance environnementale de toute une série de produits consommateurs d’énergie. A titre d’exemple, les appareils électriques en mode veille ne devront consommer que 1 à 2W par an, et de 0,5 à 1W d’ici 2013. Cependant, les nouvelles normes imposées aux industriels n’auront qu’un impact mitigé tant que les citoyens ne seront pas responsabilisés. Des matériaux performants doivent aller de pair avec des comportements responsables.
On le voit dans l'analyse que fait l'Ademe, ce qui est gagné d’un côté, par souci d’économie d’énergie est perdu de l’autre, par souci de « confort » via des services. Nous pensons très fortement que les changements de modes de comportement seront d'autant plus important que nous serons capables d'en mesurer l'impact financier directe que celui-ci a sur notre porte monnaie. Cest ce que nous essayons et essayerons de faire au fil des rubriques du site. Mettre en face de chaque comportement le coût financier réel de nos agissements. C'est pour nous, une des solutions du problème.
D'ailleurs, vous parler d'argent cela sonne t'il mieux à vos oreilles ? Vous sentez-vous plus concernés dès que l'on touche à votre porte monnaie ? Votre sensibilité nous intéresse.
A vous lire.
l'équipe Économie d'Énergie |